Au corps ... Si nous le laissions parler de notre propre voix, cela nous révélerait tous les secrets de notre Être. Je ne connais pas un langage plus nu que celui qui naît du corps, mais non plus un objet plus grand de censure. Peut-être parce que c'est trop indiscret. Il ne peut pas cacher son propre récit, et même dans notre marche, raconte toute notre histoire. Qu'on le veuille ou non
Mon corps et mes mouvements ... mon langage inexorable; celui que je ne peux pas garder silencieux même quand je suis silencieuse.
La danse n'est donc pas un art que je cultive parce que j'aime ça, sinon une passion que j'adore parce que je m'y consomme et je renais. Plus qu'un choix, c'est une nécessité, surtout en ce moment de ma vie, où communiquer dans une langue que je suis en train d'apprendre me laisse tant de mots non dits ... La danse, et mon corps sont les voix que le papier ne peut pas supporter, mais en même temps si éphémères que seul l'air les caresse. C'est le moment vécu qui vaut un morceau d'éternité. C'est le plaisir de la petite mort dans un bref infini, qui même en passant, son effet dure.
Et donc, en évidence je me donne à la vie.
La vie est mouvement, la poésie en mouvement même dans l'état de plus grande calme, la respiration fait bouger notre corps de son diaphragme, le cœur rend le sang libre, le pouls nous donne un rythme, et tout cela, de la directive pour l'énergie que nous émettons. Sentir le mouvement du corps, c'est ressentir la magie d'exister ...
J'édite les paroles, les mouvements m'éditent à moi.
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